Classe Défense : les élèves de première font revivre la Résistance au château de Grand Val
Dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation, les élèves volontaires de première Défense de Notre-Dame se sont lancés dans un projet audiovisuel mêlant reconstitution historique et travail de mémoire. Un tournage organisé au château de Grand Val, lieu marqué par les événements de la Seconde Guerre mondiale.
Un projet pour transmettre la mémoire
Cette année, les élèves volontaires de première Défense participent au Concours national de la Résistance et de la Déportation autour d’une question : « Si vous deviez parler à un Compagnon de la Libération, quel message lui transmettriez-vous ? »
Pour donner corps à leur réflexion, les jeunes ont choisi de réaliser un projet audiovisuel associant reconstitution historique et interview.
Accompagnés de Clément Espitalier et Sandra Hérédia, ils ont imaginé une production permettant de relier les événements du passé aux questions que se posent les nouvelles générations sur l’engagement, le courage et la liberté.
Le château de Grand Val, un lieu chargé d’histoire
C’est dans le cadre du château de Grand Val, près du lac de la Raviège, que les élèves ont installé leur tournage.
Ce site, qui abrita un maquis de résistants avant d’être incendié par les forces allemandes en 1944, constitue un lieu de mémoire particulièrement significatif.
Ses ruines et ses pierres ont offert un décor authentique à cette reconstitution, permettant aux élèves de mieux appréhender une période déterminante de l’histoire contemporaine.
Pour renforcer l’immersion, des costumes d’époque ont notamment été mis à disposition par le Théâtre de la Libération. Le projet a également bénéficié du soutien du Militaire.
Des élèves acteurs de leur apprentissage
Devant la caméra, les élèves se sont prêtés avec enthousiasme au jeu de la reconstitution historique.
Cette expérience les a conduits à dépasser le cadre habituel des cours pour s’approprier autrement les événements de la Seconde Guerre mondiale.
Au-delà de la réalisation audiovisuelle, ce projet leur permet de développer leur capacité à travailler en équipe, à construire un récit et à réfléchir à la portée des engagements pris par les résistants.
L’objectif est aussi de les amener à s’interroger sur ce qu’ils souhaiteraient transmettre aujourd’hui à celles et ceux qui ont combattu pour la liberté.
Un projet ancré dans la mémoire locale
Le tournage a également suscité l’intérêt de La Dépêche du Midi, dont un journaliste s’est rendu sur place pour consacrer un article à cette initiative.
Le travail de mémoire doit se poursuivre avec une visite du village martyr d’Oradour-sur-Glane et de Verdun, deux lieux emblématiques de l’histoire des conflits et de la mémoire nationale.
À travers ce projet, les classes Défense de Notre-Dame poursuivent leur mission de sensibilisation à l’histoire, à la citoyenneté et aux valeurs de l’engagement.
Une démarche qui rappelle que transmettre la mémoire, c’est aussi donner aux jeunes les moyens de comprendre le passé pour mieux construire l’avenir.